#gr88 #iranelection comment twitter devient le support au soulèvement

imageVoilà quelques jours que twitter est pris d’assaut par les insoumis Iraniens à l’issue du dernier scrutin contesté. Black out total au niveau des infos. Même CNN s’est faite dégagée. L’information passe désormais essentiellement par twitter.

Voilà trois articles qui me paraissent clair et concis pour comprendre comment c’est possible et pourquoi les autorités iraniennes n’arrivent pas à contrôler ce réseau. Le premier de l’express.fr explique clairement et vulgarise bien la chose. Le second de mrboo d’hellotipi nous apporte des compléments plus techniques. Et le troisième de readwriteweb nous donne un guide pratique pour tout ceux qui veulent soutenir le mouvement via twitter.

On ne peut que se féliciter encore une fois que le web 2.0 apporte un tel soutien dans de pareilles circonstances. Force à eux !

edit : j’aime bien la notion de « village planétaire » à lire sur moovie.fr.

[#santé] doit-on #abolir le droit de twittage ?

image De plus en plus répandue, il semblerait que la pandémie de twittage soit sur le point d’atteindre le niveau 6 suivant l’avis de l’OMS. Cette variante de la grippe du tchat est en définitive un virus mutant qui se veut d’après l’institut Pas’t’heure un mélange entre guillemets « équilibré » de bloguose aiguë appelée aussi micro-blogging H1N1 et de messagerie instantanée soluble (msn 8.0). A haute dose, le twittage entraîne une contamination rapide et peut infecter tout un groupe social d’individus divers qu’on appelle alors des followers. Les followers infectent à leurs tours d’autres sujets et ainsi de suite de re-twittage en re-twittage.

Alors, la question se pose : faut-il interdire le twittage intensif ? Au travers de cette question à l’arrière goût liberticide, tendance en développement en ce moment, la vraie question demeure  : le twittage était-il dangereux pour votre santé mentale ? Diverses études d’imminents sociologues voire sociopathes ont démontré qu’à fortes doses, le sujet exposé à trop de tweets répétés pouvait présenter des troubles du comportement comme des balbutiements incompréhensibles ou une tendance à mettre des #dièses ou des @arobases devant tous les mots qu’ils prononcent.

Cet état dont les symptômes seraient proches de la « folie » a également été analysé en laboratoire sur des souris blanches infrarouges à trois boutons. Les conclusions ne sont pas encore connues mais il ne fait aucun doute que cette nouvelle affaire va créer un buzz sans précédent. Les rumeurs d’une éventuelle nouvelle loi font bon train dans le cercle ouvert au monde des twittos. Les premières twititions circulent sur la toile pour dénoncer une manipulation du gouvernement faisant croire au peuple français que les twitonautes seraient des malades mentaux. Le ministre de la santé a même fustigé une fois de plus hier à la télévision une communauté que les lois hadopi et loopsi ont déjà bien stigmatisée en déclarant : « Il faut nettoyer twitter au karcher ! ».

Ces propos ont, bien entendu, enflammé le débat qui promet d’être long et animé. Quelques-uns moins violents parlent de mesures coercitives progressives. On parle même dans certains cercles bien informés de la possibilité d’afficher sur l’écran du twitonaute des photos présentant des twittos en phase terminale de twittage. Alors, attendons de voir, quelles vont être les décisions en la matière. Interdiction pure et simple ou campagne de prévention et de sensibilisation au danger du twittage ?

wave : bing ! dans ta gueule !

image Qui n’en a pas parlé ? Qui ne l’a pas entendu ou aperçu au loin grossir le paysage ? Qui hein ? Personne ou du moins, aucun « always-connected » n’a pu passé à côté de la nouvelle vague. Non, ce n’est pas le retour de Godard et de son message universel au monde cinématographique élitiste. Non, ce n’est pas non plus le retour de The cure et de sa new wave endiablée, avec cheveux en pétard, docks martins et longue veste en cuir noir.

C’est google, encore lui, dis donc. Et bing, prend ça dans ta gueule « my croc soft » !. Et oui, tandis que le célèbre éditeur de la fenêtre, le menuisier KparK mondial, annonçait son nouveau moteur de recherche, le I/O de google lui volait copieusement la vedette avec l’annonce de wave.

Agitation frénétique dans le landernau geek. Les pour, les contre. Haro sur les risques de trust, de monopole du net dans les milieux économiques bien informés etc. etc. Mais le méga buzz inter-planétaire (si, si, inter-planétaire ! Paraît que sur Vénus, ils utilisent aussi google. C’est une femme qui me l’a dit, alors !) était bien lancé. La vague sensationnelle est bien là, présente dans tous les esprits des internautes, tantôt impatient de découvrir la wave magistrale, tantôt inquiet de se la prendre trop violemment et de bouffer son écume jusqu’à la fin des temps numériques.

Et moi qui aspire à un peu plus de calme, une mer d’huile sur une plage déserte, voilà qu’on m’annonce un nouveau tsunami. Le pire dans cette histoire, c’est que nous n’avons en guise de cataclysme « éco-nettique » que des copies d’écran de la bête ou au mieux, un youtube succint de présentation. Alors, comme un vieux briscard de marin, je ne crie pas au loup. Je m’assois sur la jetée au crépuscule de yahoo et j’attends de voir arriver la déferlante.

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Ecrire 2.0

image Au delà de l’aspect hyper-informationnel de web 2.0, il y a dans des recoins  parfois difficiles d’accès des perles de textes qui valent un petit détour loin du speed de twitter ou autres " micro-blogging " neurasthéniques.
Le wikio classe les meilleurs blogs dits " littéraires ". Ce classement mensuel est plutôt bien foutu et on y trouve des mines d’ors, de petites toiles d’araignées ou de vastes territoires tissés de " soi ". Des auteurs reconnus (ou qui s’ignorent) postent des textes haletants sous forme de nouvelles, de textes courts à épisodes ou des chroniques de vies. Spectateur lecteur, souvent, je me pose entre ses lignes, étonné et fasciné par ces nouveaux talents du web. Je m’immisce rarement dans leurs commentaires, préférant l’anonymat modeste au commentaire convenu. Cette classe là de bloggers est visible, visitée, commentée et leur vie 2.0 certainement épanouie.

Plus bas dans la visibilité mais pas nécessairement dans la qualité, se trouvent les blogs perdus sur des plateformes oubliées ou en perte de vitesse. Là, des bloggeurs étalent leurs vies avec plus ou moins de pudeur. Ils ne sont pas à la recherche d’audience. Ils sont juste là pour écrire, pour coucher sur écran ce qu’ils ne veulent plus faire sur papier. Souvent, je croise ces liens là, peu ou pas de commentaires sous leurs posts. Il fait froid souvent dans ces territoires désertés mais règne une ambiance particulière comme si leurs textes étaient lâchés dans l’espace, mis en orbite pour des siècles numériques.

Alors, célèbres, influents, cachés, déprimés ou " trolls " avides de reconnaissance, je surfe entre  ces mondes. D’un côté, les buzzants-buzzés, les bruyants, les enivrants, et autres linkeurs en tout genre et de l’autre, les modestes, les silencieux aux univers oniriques où seule la résonance des mots porte mon imaginaire.

follow me my friend

www

Dans ce monde de brutes épaisses, bons nombres de moyens de communiquer avec notre prochain nous sont offerts. La parole « et blablabla », la gestuelle ou le « move-ton-body », le regard « look-like-je-te-looke ». Mais celui qui m’intéresse aujourd’hui est celui qui nous linke ici dans ce monde supra-naturel appelé communément « virtuel » ; je veux parler (ou plutôt écrire donc), de l’ECRIT ou « read-like-i’m-fine-and-gorgeous ».

Que ce soit sur les blogs, sur les forums ou sur tout autre réseau social, il reste l’élément primaire, celui qui va envoyer à notre cerveau l’information principale – la seule intéressante – : cette personne est-elle digne d’intérêt pour moi et comble-t-elle mes aspirations profondes… ou pas ? Chacun a sa méthode d’appréciation, son style et ses critères pré-définis consciemment ou inconsciemment.

Prenons un exemple avec un blogger, réseauteur social lambda, disons, MOI ! Je ne suis pas toujours conscient de mes choix de followers, d’amis facebookeurs ou autres blogonautes amis-copains comme cochons. Je n’ai aucune grille de lecture. Me targuant d’une ouverture d’esprit incommensurable, je suis libre sur une toile merveilleuse où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil même Martine Aubry (Aubry, c’est pour la rime riche avec gentil hein ?). Alors puisque je fais partie de ces internautes inconscient de ses choix, que se passe t il dans ma petite tête lorsque j’apporte un peu plus d’attention à l’un ou à l’autre. ? Quels sont mes critères induits qui m’amènent vers vous, lecteurs, lectrices de ce billet qui n’en finit plus ? Quelle transformation chimique se fait en moi pour que je ne puisse contrôler ce clic libérateur d’adrénaline ? Quelle sera la prochaine couleur de mon entête de blog, couleur qui ne pourra échapper à l’analyse freudienne d’un enquêteur sociologue de l’Internet ? Quel rapport peut bien avoir tout ça avec la liste anti-sioniste de Dieudonné et le fait qu’il ne sera jamais dans ma liste de followers ?

Et non, je n’ai pas les réponses. Là s’arrête mon constat de la toute puissance du gourou communautaire, « web-two-point-ziro » ! Je reste circonspect, hagard devant mon écran quand je vois se mêler dans mes contacts @cestmoikélaplusgrosse, @kikoo34 et @antoine_legrand_webdesigner ou encore @tous. Alors, je lâche prise. Au diable toute explication sociologique, je laisse les professionnels de la chose se charger d’étudier mes comportements liants sur le web et m’en retourne in real life voir mes amis les yeux rivés sur la baballe de Roland Garros ou pestant sur la dernière excuse au nom de la nation de Ségolène Royal. Les vrais sujets sont là me disent-ils ? J’en doute parfois, souvent, toujours.