t’as pas ton url facebook

Ca y est ‘m’sieurs, dames, vous pouvez avoir votre nom ou votre pseudo dans une URL facebook. Depuis ce matin, 6:01, et oui, le :01 est important, nos amis du livre des visages nous permettent de personnaliser notre accès au réseau mondial des gens de partout-ailleurs-loin. L’angoisse était à son paroxysme lorsque hier soir, curieux, je découvris le compte à rebours anxiogène nous amenant vers cette révolution monumentale. hum…

image

C’est quand même étrange, l’engouement encore une fois suscité par cette nouvelle alors que tout le monde s’en foutait 10 minutes avant l’annonce. Enfin, ce matin, non pas que je me sois réveillé pour cela mais puisque c’était le cas, j’ai enregistré mon URL et bingo, eurêka, et autre youpi joyeux, j’ai pu personnaliser mon facebook avec mon vrai prénom et mon vrai nom : http://www.facebook.com/christophe.sanchez. ça pète non ? non ! Ah ! J’en suis tout ému, pourtant.

image

Quoi qu’il en soit, je vais rarement la taper cette url ni même la donner dans la rue à quelqu’un sur un morceau de papier. Et pour ceux qui viendraient grossir la horde de mes amis, il y a de fortes chances qu’ils le fassent soit en cliquant sur le badge de profil à gauche, soit en cliquant sur mon nom dans un commentaire au pays du blanc et du bleu clair/foncé. Il en demeure pas moins que pour certaines marques ou autres blogueurs z’influents, avoir son nom en URL peut s’avérer une bonne chose afin d’améliorer leur visibilité sur la toile. Quoique, a-t-on vraiment besoin de facebook pour ça ? Je sais pas.

Dans la lancée, je me suis dit pourquoi ne pas immortaliser pour la postérité 2.0 (voyez, ça va pas loin non plus) le pseudo arf. J’ai donc créé un autre compte et surprise, impossible pour les petits jeunots facebookistes de personnaliser leur URL. Et oui, fallait le faire avant le 9 juin.

Bon, soyez sympas, de me prenez pas mon pseudo sur facebook. Oh, la demande niaise et pieuse !

image

edit du 15/06 : A lire sur le blog de calepin un article sur le livre facebook, et moi, et moi, et moi ! émois ?

[#santé] doit-on #abolir le droit de twittage ?

image De plus en plus répandue, il semblerait que la pandémie de twittage soit sur le point d’atteindre le niveau 6 suivant l’avis de l’OMS. Cette variante de la grippe du tchat est en définitive un virus mutant qui se veut d’après l’institut Pas’t’heure un mélange entre guillemets « équilibré » de bloguose aiguë appelée aussi micro-blogging H1N1 et de messagerie instantanée soluble (msn 8.0). A haute dose, le twittage entraîne une contamination rapide et peut infecter tout un groupe social d’individus divers qu’on appelle alors des followers. Les followers infectent à leurs tours d’autres sujets et ainsi de suite de re-twittage en re-twittage.

Alors, la question se pose : faut-il interdire le twittage intensif ? Au travers de cette question à l’arrière goût liberticide, tendance en développement en ce moment, la vraie question demeure  : le twittage était-il dangereux pour votre santé mentale ? Diverses études d’imminents sociologues voire sociopathes ont démontré qu’à fortes doses, le sujet exposé à trop de tweets répétés pouvait présenter des troubles du comportement comme des balbutiements incompréhensibles ou une tendance à mettre des #dièses ou des @arobases devant tous les mots qu’ils prononcent.

Cet état dont les symptômes seraient proches de la « folie » a également été analysé en laboratoire sur des souris blanches infrarouges à trois boutons. Les conclusions ne sont pas encore connues mais il ne fait aucun doute que cette nouvelle affaire va créer un buzz sans précédent. Les rumeurs d’une éventuelle nouvelle loi font bon train dans le cercle ouvert au monde des twittos. Les premières twititions circulent sur la toile pour dénoncer une manipulation du gouvernement faisant croire au peuple français que les twitonautes seraient des malades mentaux. Le ministre de la santé a même fustigé une fois de plus hier à la télévision une communauté que les lois hadopi et loopsi ont déjà bien stigmatisée en déclarant : « Il faut nettoyer twitter au karcher ! ».

Ces propos ont, bien entendu, enflammé le débat qui promet d’être long et animé. Quelques-uns moins violents parlent de mesures coercitives progressives. On parle même dans certains cercles bien informés de la possibilité d’afficher sur l’écran du twitonaute des photos présentant des twittos en phase terminale de twittage. Alors, attendons de voir, quelles vont être les décisions en la matière. Interdiction pure et simple ou campagne de prévention et de sensibilisation au danger du twittage ?

Ecrire 2.0

image Au delà de l’aspect hyper-informationnel de web 2.0, il y a dans des recoins  parfois difficiles d’accès des perles de textes qui valent un petit détour loin du speed de twitter ou autres " micro-blogging " neurasthéniques.
Le wikio classe les meilleurs blogs dits " littéraires ". Ce classement mensuel est plutôt bien foutu et on y trouve des mines d’ors, de petites toiles d’araignées ou de vastes territoires tissés de " soi ". Des auteurs reconnus (ou qui s’ignorent) postent des textes haletants sous forme de nouvelles, de textes courts à épisodes ou des chroniques de vies. Spectateur lecteur, souvent, je me pose entre ses lignes, étonné et fasciné par ces nouveaux talents du web. Je m’immisce rarement dans leurs commentaires, préférant l’anonymat modeste au commentaire convenu. Cette classe là de bloggers est visible, visitée, commentée et leur vie 2.0 certainement épanouie.

Plus bas dans la visibilité mais pas nécessairement dans la qualité, se trouvent les blogs perdus sur des plateformes oubliées ou en perte de vitesse. Là, des bloggeurs étalent leurs vies avec plus ou moins de pudeur. Ils ne sont pas à la recherche d’audience. Ils sont juste là pour écrire, pour coucher sur écran ce qu’ils ne veulent plus faire sur papier. Souvent, je croise ces liens là, peu ou pas de commentaires sous leurs posts. Il fait froid souvent dans ces territoires désertés mais règne une ambiance particulière comme si leurs textes étaient lâchés dans l’espace, mis en orbite pour des siècles numériques.

Alors, célèbres, influents, cachés, déprimés ou " trolls " avides de reconnaissance, je surfe entre  ces mondes. D’un côté, les buzzants-buzzés, les bruyants, les enivrants, et autres linkeurs en tout genre et de l’autre, les modestes, les silencieux aux univers oniriques où seule la résonance des mots porte mon imaginaire.