redondances dans la zone au citron

Je suis depuis quelques mois les fils rss d’une poignée de blogs dits “high-tech” ou “technos” comme il vous plaira. Presse-citron sort largement du lot et je ne suis pas le seul à le dire et à l’écrire. Beaucoup d’articles inédits, des infos très rapidement mises en ligne, – à se demander parfois si il n’y a pas une tripotée de chinois qui bossent dans le cave du ‘sieur Dupin – bref, tout ça mis bout à bout fait du citron pressé un must, voire “the place to click” de la galaxie “geeks bobo”.

D’autres comme fredzone pour ne citer que celui-ci semblent coller derrière avec un ton plus léger, moins journalistique mais tout aussi documenté et pertinent. Ils trouvent leurs voix et semble-t-il, leurs auditoires.

A la lecture de ces perles de connaissances sphériques me vient souvent l’envie de savoir, de connaître plus, de me “web-cultiver” en somme. Alors, je suis les liens et les contre-liens, les sur-liens et les liens impromptus qui traversent l’écran sans crier gare. Et de port en port, souvent l’info rebondit, se redit, se copie voire même se duplique à l’identique. Même sujet, même rapport à l’info, et des fois, faut l’avouer, même platitude. Bon en même temps et à leur décharge, les auteurs ne peuvent pas non plus toujours s’exalter devant les derniers plug-ing wordpress ou sur la face arrière de l’iPhone 3GS qui finalement ne changera pas d’aspect. C’est sur !

Mais enfin, tout de même, à l’instar de nos journaux papiers, ne pourrait-on avoir un peu plus de variétés non pas sur les sujets qui sont les mêmes pour tous évidemment mais sur le fond, sur l’idée, sur la critique, sur le recul. Moi, j’aimerai un peu plus d’égratignures pour nos grands éditeurs logiciels, un peu plus d’irrévérences pour les Steve Jobs en longue maladie ou un soupçon de cynisme doux pour les fondations cariratives des milliardaires retraités de la Silicon Valley. Enfin tout ce qu’un chacun est à droit d’attendre de ses fines plumes du web branchouille.  Mais peut être ne lis-je pas encore les meilleurs ?

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[#santé] doit-on #abolir le droit de twittage ?

image De plus en plus répandue, il semblerait que la pandémie de twittage soit sur le point d’atteindre le niveau 6 suivant l’avis de l’OMS. Cette variante de la grippe du tchat est en définitive un virus mutant qui se veut d’après l’institut Pas’t’heure un mélange entre guillemets « équilibré » de bloguose aiguë appelée aussi micro-blogging H1N1 et de messagerie instantanée soluble (msn 8.0). A haute dose, le twittage entraîne une contamination rapide et peut infecter tout un groupe social d’individus divers qu’on appelle alors des followers. Les followers infectent à leurs tours d’autres sujets et ainsi de suite de re-twittage en re-twittage.

Alors, la question se pose : faut-il interdire le twittage intensif ? Au travers de cette question à l’arrière goût liberticide, tendance en développement en ce moment, la vraie question demeure  : le twittage était-il dangereux pour votre santé mentale ? Diverses études d’imminents sociologues voire sociopathes ont démontré qu’à fortes doses, le sujet exposé à trop de tweets répétés pouvait présenter des troubles du comportement comme des balbutiements incompréhensibles ou une tendance à mettre des #dièses ou des @arobases devant tous les mots qu’ils prononcent.

Cet état dont les symptômes seraient proches de la « folie » a également été analysé en laboratoire sur des souris blanches infrarouges à trois boutons. Les conclusions ne sont pas encore connues mais il ne fait aucun doute que cette nouvelle affaire va créer un buzz sans précédent. Les rumeurs d’une éventuelle nouvelle loi font bon train dans le cercle ouvert au monde des twittos. Les premières twititions circulent sur la toile pour dénoncer une manipulation du gouvernement faisant croire au peuple français que les twitonautes seraient des malades mentaux. Le ministre de la santé a même fustigé une fois de plus hier à la télévision une communauté que les lois hadopi et loopsi ont déjà bien stigmatisée en déclarant : « Il faut nettoyer twitter au karcher ! ».

Ces propos ont, bien entendu, enflammé le débat qui promet d’être long et animé. Quelques-uns moins violents parlent de mesures coercitives progressives. On parle même dans certains cercles bien informés de la possibilité d’afficher sur l’écran du twitonaute des photos présentant des twittos en phase terminale de twittage. Alors, attendons de voir, quelles vont être les décisions en la matière. Interdiction pure et simple ou campagne de prévention et de sensibilisation au danger du twittage ?

Ecrire 2.0

image Au delà de l’aspect hyper-informationnel de web 2.0, il y a dans des recoins  parfois difficiles d’accès des perles de textes qui valent un petit détour loin du speed de twitter ou autres " micro-blogging " neurasthéniques.
Le wikio classe les meilleurs blogs dits " littéraires ". Ce classement mensuel est plutôt bien foutu et on y trouve des mines d’ors, de petites toiles d’araignées ou de vastes territoires tissés de " soi ". Des auteurs reconnus (ou qui s’ignorent) postent des textes haletants sous forme de nouvelles, de textes courts à épisodes ou des chroniques de vies. Spectateur lecteur, souvent, je me pose entre ses lignes, étonné et fasciné par ces nouveaux talents du web. Je m’immisce rarement dans leurs commentaires, préférant l’anonymat modeste au commentaire convenu. Cette classe là de bloggers est visible, visitée, commentée et leur vie 2.0 certainement épanouie.

Plus bas dans la visibilité mais pas nécessairement dans la qualité, se trouvent les blogs perdus sur des plateformes oubliées ou en perte de vitesse. Là, des bloggeurs étalent leurs vies avec plus ou moins de pudeur. Ils ne sont pas à la recherche d’audience. Ils sont juste là pour écrire, pour coucher sur écran ce qu’ils ne veulent plus faire sur papier. Souvent, je croise ces liens là, peu ou pas de commentaires sous leurs posts. Il fait froid souvent dans ces territoires désertés mais règne une ambiance particulière comme si leurs textes étaient lâchés dans l’espace, mis en orbite pour des siècles numériques.

Alors, célèbres, influents, cachés, déprimés ou " trolls " avides de reconnaissance, je surfe entre  ces mondes. D’un côté, les buzzants-buzzés, les bruyants, les enivrants, et autres linkeurs en tout genre et de l’autre, les modestes, les silencieux aux univers oniriques où seule la résonance des mots porte mon imaginaire.

follow me my friend

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Dans ce monde de brutes épaisses, bons nombres de moyens de communiquer avec notre prochain nous sont offerts. La parole « et blablabla », la gestuelle ou le « move-ton-body », le regard « look-like-je-te-looke ». Mais celui qui m’intéresse aujourd’hui est celui qui nous linke ici dans ce monde supra-naturel appelé communément « virtuel » ; je veux parler (ou plutôt écrire donc), de l’ECRIT ou « read-like-i’m-fine-and-gorgeous ».

Que ce soit sur les blogs, sur les forums ou sur tout autre réseau social, il reste l’élément primaire, celui qui va envoyer à notre cerveau l’information principale – la seule intéressante – : cette personne est-elle digne d’intérêt pour moi et comble-t-elle mes aspirations profondes… ou pas ? Chacun a sa méthode d’appréciation, son style et ses critères pré-définis consciemment ou inconsciemment.

Prenons un exemple avec un blogger, réseauteur social lambda, disons, MOI ! Je ne suis pas toujours conscient de mes choix de followers, d’amis facebookeurs ou autres blogonautes amis-copains comme cochons. Je n’ai aucune grille de lecture. Me targuant d’une ouverture d’esprit incommensurable, je suis libre sur une toile merveilleuse où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil même Martine Aubry (Aubry, c’est pour la rime riche avec gentil hein ?). Alors puisque je fais partie de ces internautes inconscient de ses choix, que se passe t il dans ma petite tête lorsque j’apporte un peu plus d’attention à l’un ou à l’autre. ? Quels sont mes critères induits qui m’amènent vers vous, lecteurs, lectrices de ce billet qui n’en finit plus ? Quelle transformation chimique se fait en moi pour que je ne puisse contrôler ce clic libérateur d’adrénaline ? Quelle sera la prochaine couleur de mon entête de blog, couleur qui ne pourra échapper à l’analyse freudienne d’un enquêteur sociologue de l’Internet ? Quel rapport peut bien avoir tout ça avec la liste anti-sioniste de Dieudonné et le fait qu’il ne sera jamais dans ma liste de followers ?

Et non, je n’ai pas les réponses. Là s’arrête mon constat de la toute puissance du gourou communautaire, « web-two-point-ziro » ! Je reste circonspect, hagard devant mon écran quand je vois se mêler dans mes contacts @cestmoikélaplusgrosse, @kikoo34 et @antoine_legrand_webdesigner ou encore @tous. Alors, je lâche prise. Au diable toute explication sociologique, je laisse les professionnels de la chose se charger d’étudier mes comportements liants sur le web et m’en retourne in real life voir mes amis les yeux rivés sur la baballe de Roland Garros ou pestant sur la dernière excuse au nom de la nation de Ségolène Royal. Les vrais sujets sont là me disent-ils ? J’en doute parfois, souvent, toujours.

qu’est ce que tu mets dans ton blog ?

bal

Il n’y a rien de moi dans ce blog, rien de vrai, rien d’authentique, rien de sincère, rien de profond, il n’y a que la joie de l’artefact, le culte du masque, l’angoisse amoureuse du superflu, la terreur fascinée du vide, de la construction, du Lego, du Mecano ; en définitive, me nichant exactement dans ce mensonge aimé, il y a pour ainsi dire tout de vrai.
[ balmeyer’s blog – 29/04/09 ]

Parce que ces quelques mots résument bien ma pensée sur mes différentes expériences de blogging, surtout quand je soliloque là bas.

twitt again donne moi la main …

Comme beaucoup, je dois me rendre à l’évidence et faire l’éloge de twitter. De gazouillis en gazouillis, la toile immensetwit se retrécit, s’augmente : effet de loupe ou de zoom. Cet outil est décidément formidable de simplicité et de puissance. Mon désormais vieux netvibes ne suit même plus la cadence des mise à jours de blogs twittées à la vitesse de la lumière.

Mais parfois, je dis bien parfois, je me « pause » et me dit :  » ‘tain, ça rend fou, ce truc  » …

edit du 23/05

Et en plus, il me suit partour le zozio là avec mon iPhone que j’ai que, je suis accro grave !

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et go

geek_powaVoilà quelques années que je blogue et déblogue sans cesse. J’en parle un peu dans ma présentation sur l’onglet en haut, donc je n’y reviens pas. Là, où je veux en venir, c’est le pourquoi « intrinsèque » de ce blog ? Un de plus.

Il y a quelques mois, j’ai découvert une autre facette de la blogosphère, celle qui use les bancs du web 2.0, qui presse même tel un citron l’information capitale ou « décapitable » de cette énorme, gigantesque que dis-je monumentale zone de  » encore liberté  » qu’on appelle communément l’Internet. N’y voyait rien d’insultant monsieur ou madame l’internet mais aujourd’hui même plus on vous majuscule tant vous êtes passé dans notre langage commun et par la même, dans notre vie de tous les jours.

Bref, j’ai été surpris, lors de mes escapades webeuses, (contraction de web et rêveuses)  par la richesse encore méconnue qui s’offrait à mes yeux ébaubis et wing ! Vas y qu’on twitte, qu’on follow, qu’on facebook et autres micro et/ macro blogging. On mappe aussi, on buzze… On fait tant de choses que ça devient abyssal et inépuisable de découvertes des plus intéressantes, comme des plus loquaces et inutiles.

Et là, me vint une idée saugrenue, pourquoi ne pas éditer un blog non pas spécialisé dans les nouvelles technologies de web – il y en a tellement et des trés, trés bons, trés suivis et trés tout – mais plutôt, une publication régulière sur ma vision à moi, toute personnelle, de ce monde là, de cette geek-attitude qui me guette et qui lorgne chacun de  nous, pauvres internautes mortels.

Le concept approximatif est planté et je suis aujourd’hui devant vous, nu comme un vers, au début de ce nouveau weblog. Je remercie déjà (et oui!) ceux qui m’ont insité à me lancer : presse citron (le boss dit-on!), JCfrog (décapant !), vinvin (incontournable!), fuzz le blog collectif comme ça j’inclus tous les autres.

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