hadopi : pas de papier, pas d’impôts

« Tu as fait ta déclaration d’impôts ? » me dit-elle. Nom de dieu, non, je ne l’ai pas faite. « Ah, parce qu’on avait jusqu’au 29 mai et là on est le 31 quand même ! ». Ah oui, quand même, le temps file sans que nous ne déclarions aucune complainte à ce sujet. T’inquiète, on va télé-déclarer, et qui plus est, cette année, on n’a même pas besoin de certificat. Pouf, pouf, clic, clic, et tu balances à l’administration tout ce que tu as mis un an à amasser à la sueur de ton front désormais écarlate d’échauffements intempestifs. « Ok, tu me la feras hein ? » me répondit-elle

Hier, je tombe par hasard sur ma déclaration papier. Tweetie, ma chatonne, jouait avec le gros 8 bleu. Tantôt, elle le caressait avec ses coussinets moelleux, tantôt, elle l’égratignait avec un miaulement de moineau rageur. Je me saisis de la feuille et cherche nerveusement l’adresse du site web. http://impots.gouv.fr Ben oui, andouille, tu croyais que ça allait être quoi www.viensviensmedirecombientugagnes.com ou www.vasyconfirmemoiquetuesbienceluiquejaidejareperésurfacebook.com !

image

Je saisis l’adresse, cliquète deux ou trois fois et c’est parti. L’ergonomie n’est pas au top, une copie conforme de la complexité de son alter ego papier. Du bleu pâle rehaussé d’un vert moyen, des chiffres partout, des codes à deux lettres incompréhensibles et des cases partout. – Mais j’y songe, les couleurs là, la charte graphique, ça ne ressemblerait pas un peu aux couleurs de mon blog. Il faut impérativement que je change. Quoi que, si des égarés du net venaient à me déclarer leurs revenus, ça serait plutôt drôle. Passons… –

Après quelques minutes d’adaptation à la logique administrative, me voilà sur la page du truc où ils disent que c’est pré-rempli mais il faut remplir un peu quand même. En effet, j’ai changé d’adresse en 2009, (remarque en 2008 aussi, mais ils s’en foutent) alors il me faut le leur dire, ben oui ! Et là, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant la case m’invitant à cocher « économisons le papier, ne recevez plus la déclaration papier » !

Et là, cynique que je suis, cet acte écologique m’interpelle. Si je coche, je ne recevrais plus de déclaration à remplir et donc je m’engage vis à vis de l’administration et de la « FRAAANCE » à télé-déclarer jusqu’à la fin de mes jours, toute ma vie, jusqu’à ma mort et même plus tard, mes ayants droits devant eux aussi télé-déclaré à titre posthume mes revenus (alors que je ne reviendrai pas). Cela signifie par conséquent que si je venais par péché d’orgueil à transgresser la loi hadopi ou si un de ces jeunes hackers violents et dangereux venait à pirater ma sfrBox, je serais privé d’internet après les trois sommations d’usage et ne pourrait alors plus TELE-DECLARER un copeck.

Et alors, monsieur le percepteur, comment qu’on fait là ? Je déclare plus donc je ne paye plus. CQFD.

image

PS : vous aurez remarqué  le floutage noir de mes revenus. Il est très long hein! :)

wave : bing ! dans ta gueule !

image Qui n’en a pas parlé ? Qui ne l’a pas entendu ou aperçu au loin grossir le paysage ? Qui hein ? Personne ou du moins, aucun « always-connected » n’a pu passé à côté de la nouvelle vague. Non, ce n’est pas le retour de Godard et de son message universel au monde cinématographique élitiste. Non, ce n’est pas non plus le retour de The cure et de sa new wave endiablée, avec cheveux en pétard, docks martins et longue veste en cuir noir.

C’est google, encore lui, dis donc. Et bing, prend ça dans ta gueule « my croc soft » !. Et oui, tandis que le célèbre éditeur de la fenêtre, le menuisier KparK mondial, annonçait son nouveau moteur de recherche, le I/O de google lui volait copieusement la vedette avec l’annonce de wave.

Agitation frénétique dans le landernau geek. Les pour, les contre. Haro sur les risques de trust, de monopole du net dans les milieux économiques bien informés etc. etc. Mais le méga buzz inter-planétaire (si, si, inter-planétaire ! Paraît que sur Vénus, ils utilisent aussi google. C’est une femme qui me l’a dit, alors !) était bien lancé. La vague sensationnelle est bien là, présente dans tous les esprits des internautes, tantôt impatient de découvrir la wave magistrale, tantôt inquiet de se la prendre trop violemment et de bouffer son écume jusqu’à la fin des temps numériques.

Et moi qui aspire à un peu plus de calme, une mer d’huile sur une plage déserte, voilà qu’on m’annonce un nouveau tsunami. Le pire dans cette histoire, c’est que nous n’avons en guise de cataclysme « éco-nettique » que des copies d’écran de la bête ou au mieux, un youtube succint de présentation. Alors, comme un vieux briscard de marin, je ne crie pas au loup. Je m’assois sur la jetée au crépuscule de yahoo et j’attends de voir arriver la déferlante.

Publié dans иєтαяf. Étiquettes : , , , , , , , , . 3 Comments »

Ecrire 2.0

image Au delà de l’aspect hyper-informationnel de web 2.0, il y a dans des recoins  parfois difficiles d’accès des perles de textes qui valent un petit détour loin du speed de twitter ou autres " micro-blogging " neurasthéniques.
Le wikio classe les meilleurs blogs dits " littéraires ". Ce classement mensuel est plutôt bien foutu et on y trouve des mines d’ors, de petites toiles d’araignées ou de vastes territoires tissés de " soi ". Des auteurs reconnus (ou qui s’ignorent) postent des textes haletants sous forme de nouvelles, de textes courts à épisodes ou des chroniques de vies. Spectateur lecteur, souvent, je me pose entre ses lignes, étonné et fasciné par ces nouveaux talents du web. Je m’immisce rarement dans leurs commentaires, préférant l’anonymat modeste au commentaire convenu. Cette classe là de bloggers est visible, visitée, commentée et leur vie 2.0 certainement épanouie.

Plus bas dans la visibilité mais pas nécessairement dans la qualité, se trouvent les blogs perdus sur des plateformes oubliées ou en perte de vitesse. Là, des bloggeurs étalent leurs vies avec plus ou moins de pudeur. Ils ne sont pas à la recherche d’audience. Ils sont juste là pour écrire, pour coucher sur écran ce qu’ils ne veulent plus faire sur papier. Souvent, je croise ces liens là, peu ou pas de commentaires sous leurs posts. Il fait froid souvent dans ces territoires désertés mais règne une ambiance particulière comme si leurs textes étaient lâchés dans l’espace, mis en orbite pour des siècles numériques.

Alors, célèbres, influents, cachés, déprimés ou " trolls " avides de reconnaissance, je surfe entre  ces mondes. D’un côté, les buzzants-buzzés, les bruyants, les enivrants, et autres linkeurs en tout genre et de l’autre, les modestes, les silencieux aux univers oniriques où seule la résonance des mots porte mon imaginaire.

follow me my friend

www

Dans ce monde de brutes épaisses, bons nombres de moyens de communiquer avec notre prochain nous sont offerts. La parole « et blablabla », la gestuelle ou le « move-ton-body », le regard « look-like-je-te-looke ». Mais celui qui m’intéresse aujourd’hui est celui qui nous linke ici dans ce monde supra-naturel appelé communément « virtuel » ; je veux parler (ou plutôt écrire donc), de l’ECRIT ou « read-like-i’m-fine-and-gorgeous ».

Que ce soit sur les blogs, sur les forums ou sur tout autre réseau social, il reste l’élément primaire, celui qui va envoyer à notre cerveau l’information principale – la seule intéressante – : cette personne est-elle digne d’intérêt pour moi et comble-t-elle mes aspirations profondes… ou pas ? Chacun a sa méthode d’appréciation, son style et ses critères pré-définis consciemment ou inconsciemment.

Prenons un exemple avec un blogger, réseauteur social lambda, disons, MOI ! Je ne suis pas toujours conscient de mes choix de followers, d’amis facebookeurs ou autres blogonautes amis-copains comme cochons. Je n’ai aucune grille de lecture. Me targuant d’une ouverture d’esprit incommensurable, je suis libre sur une toile merveilleuse où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil même Martine Aubry (Aubry, c’est pour la rime riche avec gentil hein ?). Alors puisque je fais partie de ces internautes inconscient de ses choix, que se passe t il dans ma petite tête lorsque j’apporte un peu plus d’attention à l’un ou à l’autre. ? Quels sont mes critères induits qui m’amènent vers vous, lecteurs, lectrices de ce billet qui n’en finit plus ? Quelle transformation chimique se fait en moi pour que je ne puisse contrôler ce clic libérateur d’adrénaline ? Quelle sera la prochaine couleur de mon entête de blog, couleur qui ne pourra échapper à l’analyse freudienne d’un enquêteur sociologue de l’Internet ? Quel rapport peut bien avoir tout ça avec la liste anti-sioniste de Dieudonné et le fait qu’il ne sera jamais dans ma liste de followers ?

Et non, je n’ai pas les réponses. Là s’arrête mon constat de la toute puissance du gourou communautaire, « web-two-point-ziro » ! Je reste circonspect, hagard devant mon écran quand je vois se mêler dans mes contacts @cestmoikélaplusgrosse, @kikoo34 et @antoine_legrand_webdesigner ou encore @tous. Alors, je lâche prise. Au diable toute explication sociologique, je laisse les professionnels de la chose se charger d’étudier mes comportements liants sur le web et m’en retourne in real life voir mes amis les yeux rivés sur la baballe de Roland Garros ou pestant sur la dernière excuse au nom de la nation de Ségolène Royal. Les vrais sujets sont là me disent-ils ? J’en doute parfois, souvent, toujours.

chat alors !

 

Vous entendez le gazouillis et la musique grondante au loin et bien ça ne me dérange point. Sur les pieds de mon nouveau maître, copain, père, je suis ravie, zen, en équilibre.

Oh, certes, j’ai été un peu mal menée ce matin lorsqu’il m’a pris dans son auto bruyante. Il m’a enfoncée la tête la première dans un sac de sport, le saligaud ! Je voyais rien là dedans, le noir total. J’ai crié, miaulé, maudit la terre entière. Je demandais juste à voir la lumière, les lieux, l’ambiance, les odeurs. Maman, j’ai eu peur. J’aurais voulu sentir ton pelage noir et délicieux, ta chaleur et ton douceur.

Puis, ça s’est enfin arrêté et j’ai pu me poser placide dans mon nouvel univers. Quelques gazouillis, quelques inspirations cybernétiques du moment et me voilà baptisée :

Tweetie !

 
 

DSC00323 

DSC00774 DSC00772
DSC00327  DSC00328

qu’est ce que tu mets dans ton blog ?

bal

Il n’y a rien de moi dans ce blog, rien de vrai, rien d’authentique, rien de sincère, rien de profond, il n’y a que la joie de l’artefact, le culte du masque, l’angoisse amoureuse du superflu, la terreur fascinée du vide, de la construction, du Lego, du Mecano ; en définitive, me nichant exactement dans ce mensonge aimé, il y a pour ainsi dire tout de vrai.
[ balmeyer’s blog – 29/04/09 ]

Parce que ces quelques mots résument bien ma pensée sur mes différentes expériences de blogging, surtout quand je soliloque là bas.

twitt again donne moi la main …

Comme beaucoup, je dois me rendre à l’évidence et faire l’éloge de twitter. De gazouillis en gazouillis, la toile immensetwit se retrécit, s’augmente : effet de loupe ou de zoom. Cet outil est décidément formidable de simplicité et de puissance. Mon désormais vieux netvibes ne suit même plus la cadence des mise à jours de blogs twittées à la vitesse de la lumière.

Mais parfois, je dis bien parfois, je me « pause » et me dit :  » ‘tain, ça rend fou, ce truc  » …

edit du 23/05

Et en plus, il me suit partour le zozio là avec mon iPhone que j’ai que, je suis accro grave !

Publié dans иєтαяf. Étiquettes : , , , , . Leave a Comment »