je déménage en bloggie

Bon, c’est bien joli-joli le wordpress là mais suis pas assez féru pour m’y retrouver dans cette jungle geekienne. Et vas-y que si tu veux modifier un peu ton binz, faut héberger soi-même à la mimine le blog chez un provider ou autres sites tout bien fait pour. Et vas-y que dés que tu changes le thème ou déplaces une virgule, tu te retrouves avec un blog tout vilain qui part de travers. Alors, stop, laissons la super-puissance de wordpress aux puissant bloggeurs qui taquinent allègrement le goujon du net et je repars vers des lieux plus cléments où d’un seul clic, tu obtiens un bon vieux blog qui te plait dés le premier quart d’heure.

voilà, donc, read you soon là bas.

un и'αяf qui blogue en vaut deux

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#gr88 #iranelection comment twitter devient le support au soulèvement

imageVoilà quelques jours que twitter est pris d’assaut par les insoumis Iraniens à l’issue du dernier scrutin contesté. Black out total au niveau des infos. Même CNN s’est faite dégagée. L’information passe désormais essentiellement par twitter.

Voilà trois articles qui me paraissent clair et concis pour comprendre comment c’est possible et pourquoi les autorités iraniennes n’arrivent pas à contrôler ce réseau. Le premier de l’express.fr explique clairement et vulgarise bien la chose. Le second de mrboo d’hellotipi nous apporte des compléments plus techniques. Et le troisième de readwriteweb nous donne un guide pratique pour tout ceux qui veulent soutenir le mouvement via twitter.

On ne peut que se féliciter encore une fois que le web 2.0 apporte un tel soutien dans de pareilles circonstances. Force à eux !

edit : j’aime bien la notion de “village planétaire” à lire sur moovie.fr.

#spotify #twitterfon #feedly #netvibes #tweetalink #blip et consorts

Ces derniers temps j’ai découvert quoi d’intéressant ? Spotify, twitterfon, readwriteweb. Et, j’ai laissé tomber quoi ? feedly, netvibes. Et j’aime toujours autant quoi ? tweetalink, blip.

  • Les nouveaux :

image Spotify: ça faisait un bon bout de tamps que je traînais autour du machin là et chaque fois pour avoir la version free, le Spotify me renvoyait dans mes pénates en me demandant un parrain. Qué parrain ? j’en ai pas moi de parrain ! Et, je fermais l’onglet chaque fois déçu. Et c’est là qu’intervient le #twitterpower. Un petit tweet de désolation totale invitant l’ensemble de la twittosphère à me venir en aide et mirache technologique, je reçois d’abord ce tweet en réponse : @tangute: @_arf_ : j’ai des invit’ #spotify :). fais moi parvenir une adresse mail (et remercie @_Jeanne au passage :P) puis ça  @romainpouzol  @_arf_ pas besoin d’invites pour spotify => https://www.spotify.com/en/get-started/.

Et voilà, le tour est joué, je m’inscris et désormais je spotifie comme un ouf. Il est génial ce bouzin. Tu lui dis ce que tu veux comme zik, la tranche d’années, le style et il te sort toutes les correspondance enchaînées. Très rapide, très simple, avec en prime un best-of et un onglet nouveautés. C’est terrible !

 

image Twitterfon : Avec la #twitpocalypse qui finalement n’a pas eu lieu, il y eut toutefois des dommages co-latéraux et le twitterific – client twitter pour iPhone – a mouru complétement. Enfin, pas tout à fait parceque leur fil annonce qu’ils sont dessus pour corriger le bug. Entre temps donc, j’ai téléchargé ce twitterfon qui, ma foi, n’égale pas le « terific » mais reste de bonne facture.

 

image Readwriteweb: c’est pas un soft hein ? Vous l’aurez compris. C’est un éniéme blog « high tech » conseillé par mon désormais copain comme cochon que vous trouverez non loin d’un débit de boissons si vous naviguez prestement dans les eaux troubles du web. Ce reader là est très bien pour les accros à l’info en primeur comme moi. Il rajoute une dimension internationale, politique et économique qui n’est pas pour me déplaire. C’est un bon complément au citron si on veut observer et suivre la portée grandissante du web 2.0 d’aujourd’hui.

 

  • Les dégagés :

imageFeedly : j’ai d’abord été séduit par cet add-on firefox qui prend vos flux google reader et les arrange façon webmag. C’est bien foutu avec des liens vers facebook, twitter etc… Il y a même votre timeline twitter dans la colonne de gauche et ça, c’est bien pratique. Mais car il y a un mais, je ne sais pas pourquoi mais les flux s’actualisent quand ils y pensent. Du coup, vous vous retrouvez avec une masse d’info déjà lues en non lues et des articles non lus pas vus que vous ne lirez donc jamais. Vu ! il a disparu de mes favoris.

 

imagenetvibes : sur le coup de la colère (relative hein !) du feedly là et ben, j’ai laissé tomber netvibes aussi. Déjà, ils m’ont énervé il y a quelques jours avec leur mise à jour qui a pris des plombes et qui finalement n’a pas changé grand chose et puis, à la faveur du déconnage feedlien, j’ai redécouvert le bon vieux g-reader qui finalement reste le plus rapide et le plus ergonomique à la lecture. C’est bien dans les vielles googleries qu’on fait les meilleurs soupes de flux.

 

  • Les always in love :

imageTweetalink : un bookmarklet efficace pour twitter l’article que vous êtes entrain de lire. Le seul défaut mais je lui en veux pas, c’est qu’il n’affiche pas le nombre de caractères restants sur le tweet en cours. Sinon, rapide et tout bien de partout.

 

image Blip : tout bon mélomane (ou pas d’ailleurs) qui twitte se doit d’avoir un compte blip.fm. Le site vous déniche all around the web la zik que vous voulez twitter et vous pouvez suivre les flip-tweets des autres membres. Indispensable quoi !

 

Voilà, désormais, de façon totalement irrégulière, j’essayerai de faire un tour des mes nouveaux machins strictement indispensables qui m’ont plu, déplu ou qui m’ont fait bof pas plus.

edit du 15/06 : le terrific client twitter pour iPhone fonctionne à nouveau la twitocalypse ne passera pas par nous, non mais !.

t’as pas ton url facebook

Ca y est ‘m’sieurs, dames, vous pouvez avoir votre nom ou votre pseudo dans une URL facebook. Depuis ce matin, 6:01, et oui, le :01 est important, nos amis du livre des visages nous permettent de personnaliser notre accès au réseau mondial des gens de partout-ailleurs-loin. L’angoisse était à son paroxysme lorsque hier soir, curieux, je découvris le compte à rebours anxiogène nous amenant vers cette révolution monumentale. hum…

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C’est quand même étrange, l’engouement encore une fois suscité par cette nouvelle alors que tout le monde s’en foutait 10 minutes avant l’annonce. Enfin, ce matin, non pas que je me sois réveillé pour cela mais puisque c’était le cas, j’ai enregistré mon URL et bingo, eurêka, et autre youpi joyeux, j’ai pu personnaliser mon facebook avec mon vrai prénom et mon vrai nom : http://www.facebook.com/christophe.sanchez. ça pète non ? non ! Ah ! J’en suis tout ému, pourtant.

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Quoi qu’il en soit, je vais rarement la taper cette url ni même la donner dans la rue à quelqu’un sur un morceau de papier. Et pour ceux qui viendraient grossir la horde de mes amis, il y a de fortes chances qu’ils le fassent soit en cliquant sur le badge de profil à gauche, soit en cliquant sur mon nom dans un commentaire au pays du blanc et du bleu clair/foncé. Il en demeure pas moins que pour certaines marques ou autres blogueurs z’influents, avoir son nom en URL peut s’avérer une bonne chose afin d’améliorer leur visibilité sur la toile. Quoique, a-t-on vraiment besoin de facebook pour ça ? Je sais pas.

Dans la lancée, je me suis dit pourquoi ne pas immortaliser pour la postérité 2.0 (voyez, ça va pas loin non plus) le pseudo arf. J’ai donc créé un autre compte et surprise, impossible pour les petits jeunots facebookistes de personnaliser leur URL. Et oui, fallait le faire avant le 9 juin.

Bon, soyez sympas, de me prenez pas mon pseudo sur facebook. Oh, la demande niaise et pieuse !

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edit du 15/06 : A lire sur le blog de calepin un article sur le livre facebook, et moi, et moi, et moi ! émois ?

le grand coït de la pomme

Je pensais à un truc ce matin parce que entre toutes les choses très importantes de ma vie que j’ai, il y a aussi des pensées qui me viennent, celles qui sont communément futiles voire inutiles pour les non-connectés que vous n’êtes pas ou prou.

Je pensais donc - I think different !- que dans une semaine, 20 millions d’iPhones à travers le monde, à quelques dizaines de milliers prés, vont se logger à iTunes pour télécharger le firmware v3. Dingue non ? Alors, j’imaginais Steve dans sa villa de convalescence devant son macbook de la mort qui tue sa race le 17/06 à ziro two point ziro. Je le voyais nu sur sa terrasse en teck entrain de contempler un compteur Java déroulant les chiffres à une vitesse vertigineuse. 00:00:01 top, c’est parti !

Et là, je me suis demandé ce que ça allait bien pouvoir lui faire comme sensation. Une espèce d’orgasme cérébral extrême, je suppose. Un coït virtuel à l’échelle mondiale de son pouvoir absolu. Mon dieu que cet homme doit être submergé et grisé par la puissance.

En définitive, peut être me trompe-je. Si ça se trouve, Steve est un mec simple comme vous et moi. Enfin, surtout comme vous. Possible même qu’il s’en fout comme de sa première console Atari ; que ce jour là, il sera dans sa cuisine entrain de manger un tarte à la pOmme (bien sur) ou que tout simplement, il sera couché, malade comme un chien et à milles lieux de SA succes story. Allez savoir.

Bref, quand je pense comme ça le matin, faudrait peut être que je me concentre sur ma petite vie au lieu de songer à nos grands maîtres contemporains. Je vais aller regarder bouger mon compteur de visites, tiens ! Histoire de croire qu’un jour, un dixième de sa jouissance cosmique présumée me comblera d’adrénalines !

    edit : 40 millions qu’ils disent et non pas 20 millions. Et ben !

redondances dans la zone au citron

Je suis depuis quelques mois les fils rss d’une poignée de blogs dits “high-tech” ou “technos” comme il vous plaira. Presse-citron sort largement du lot et je ne suis pas le seul à le dire et à l’écrire. Beaucoup d’articles inédits, des infos très rapidement mises en ligne, – à se demander parfois si il n’y a pas une tripotée de chinois qui bossent dans le cave du ‘sieur Dupin – bref, tout ça mis bout à bout fait du citron pressé un must, voire “the place to click” de la galaxie “geeks bobo”.

D’autres comme fredzone pour ne citer que celui-ci semblent coller derrière avec un ton plus léger, moins journalistique mais tout aussi documenté et pertinent. Ils trouvent leurs voix et semble-t-il, leurs auditoires.

A la lecture de ces perles de connaissances sphériques me vient souvent l’envie de savoir, de connaître plus, de me “web-cultiver” en somme. Alors, je suis les liens et les contre-liens, les sur-liens et les liens impromptus qui traversent l’écran sans crier gare. Et de port en port, souvent l’info rebondit, se redit, se copie voire même se duplique à l’identique. Même sujet, même rapport à l’info, et des fois, faut l’avouer, même platitude. Bon en même temps et à leur décharge, les auteurs ne peuvent pas non plus toujours s’exalter devant les derniers plug-ing wordpress ou sur la face arrière de l’iPhone 3GS qui finalement ne changera pas d’aspect. C’est sur !

Mais enfin, tout de même, à l’instar de nos journaux papiers, ne pourrait-on avoir un peu plus de variétés non pas sur les sujets qui sont les mêmes pour tous évidemment mais sur le fond, sur l’idée, sur la critique, sur le recul. Moi, j’aimerai un peu plus d’égratignures pour nos grands éditeurs logiciels, un peu plus d’irrévérences pour les Steve Jobs en longue maladie ou un soupçon de cynisme doux pour les fondations cariratives des milliardaires retraités de la Silicon Valley. Enfin tout ce qu’un chacun est à droit d’attendre de ses fines plumes du web branchouille.  Mais peut être ne lis-je pas encore les meilleurs ?

        • Similar articles pour “similar sites” – copie d’écran de mon feedly ce soir à 22h et des brouettes

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[#santé] doit-on #abolir le droit de twittage ?

image De plus en plus répandue, il semblerait que la pandémie de twittage soit sur le point d’atteindre le niveau 6 suivant l’avis de l’OMS. Cette variante de la grippe du tchat est en définitive un virus mutant qui se veut d’après l’institut Pas’t’heure un mélange entre guillemets « équilibré » de bloguose aiguë appelée aussi micro-blogging H1N1 et de messagerie instantanée soluble (msn 8.0). A haute dose, le twittage entraîne une contamination rapide et peut infecter tout un groupe social d’individus divers qu’on appelle alors des followers. Les followers infectent à leurs tours d’autres sujets et ainsi de suite de re-twittage en re-twittage.

Alors, la question se pose : faut-il interdire le twittage intensif ? Au travers de cette question à l’arrière goût liberticide, tendance en développement en ce moment, la vraie question demeure  : le twittage était-il dangereux pour votre santé mentale ? Diverses études d’imminents sociologues voire sociopathes ont démontré qu’à fortes doses, le sujet exposé à trop de tweets répétés pouvait présenter des troubles du comportement comme des balbutiements incompréhensibles ou une tendance à mettre des #dièses ou des @arobases devant tous les mots qu’ils prononcent.

Cet état dont les symptômes seraient proches de la « folie » a également été analysé en laboratoire sur des souris blanches infrarouges à trois boutons. Les conclusions ne sont pas encore connues mais il ne fait aucun doute que cette nouvelle affaire va créer un buzz sans précédent. Les rumeurs d’une éventuelle nouvelle loi font bon train dans le cercle ouvert au monde des twittos. Les premières twititions circulent sur la toile pour dénoncer une manipulation du gouvernement faisant croire au peuple français que les twitonautes seraient des malades mentaux. Le ministre de la santé a même fustigé une fois de plus hier à la télévision une communauté que les lois hadopi et loopsi ont déjà bien stigmatisée en déclarant : « Il faut nettoyer twitter au karcher ! ».

Ces propos ont, bien entendu, enflammé le débat qui promet d’être long et animé. Quelques-uns moins violents parlent de mesures coercitives progressives. On parle même dans certains cercles bien informés de la possibilité d’afficher sur l’écran du twitonaute des photos présentant des twittos en phase terminale de twittage. Alors, attendons de voir, quelles vont être les décisions en la matière. Interdiction pure et simple ou campagne de prévention et de sensibilisation au danger du twittage ?

hadopi : pas de papier, pas d’impôts

« Tu as fait ta déclaration d’impôts ? » me dit-elle. Nom de dieu, non, je ne l’ai pas faite. « Ah, parce qu’on avait jusqu’au 29 mai et là on est le 31 quand même ! ». Ah oui, quand même, le temps file sans que nous ne déclarions aucune complainte à ce sujet. T’inquiète, on va télé-déclarer, et qui plus est, cette année, on n’a même pas besoin de certificat. Pouf, pouf, clic, clic, et tu balances à l’administration tout ce que tu as mis un an à amasser à la sueur de ton front désormais écarlate d’échauffements intempestifs. « Ok, tu me la feras hein ? » me répondit-elle

Hier, je tombe par hasard sur ma déclaration papier. Tweetie, ma chatonne, jouait avec le gros 8 bleu. Tantôt, elle le caressait avec ses coussinets moelleux, tantôt, elle l’égratignait avec un miaulement de moineau rageur. Je me saisis de la feuille et cherche nerveusement l’adresse du site web. http://impots.gouv.fr Ben oui, andouille, tu croyais que ça allait être quoi www.viensviensmedirecombientugagnes.com ou www.vasyconfirmemoiquetuesbienceluiquejaidejareperésurfacebook.com !

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Je saisis l’adresse, cliquète deux ou trois fois et c’est parti. L’ergonomie n’est pas au top, une copie conforme de la complexité de son alter ego papier. Du bleu pâle rehaussé d’un vert moyen, des chiffres partout, des codes à deux lettres incompréhensibles et des cases partout. – Mais j’y songe, les couleurs là, la charte graphique, ça ne ressemblerait pas un peu aux couleurs de mon blog. Il faut impérativement que je change. Quoi que, si des égarés du net venaient à me déclarer leurs revenus, ça serait plutôt drôle. Passons… -

Après quelques minutes d’adaptation à la logique administrative, me voilà sur la page du truc où ils disent que c’est pré-rempli mais il faut remplir un peu quand même. En effet, j’ai changé d’adresse en 2009, (remarque en 2008 aussi, mais ils s’en foutent) alors il me faut le leur dire, ben oui ! Et là, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant la case m’invitant à cocher « économisons le papier, ne recevez plus la déclaration papier » !

Et là, cynique que je suis, cet acte écologique m’interpelle. Si je coche, je ne recevrais plus de déclaration à remplir et donc je m’engage vis à vis de l’administration et de la « FRAAANCE » à télé-déclarer jusqu’à la fin de mes jours, toute ma vie, jusqu’à ma mort et même plus tard, mes ayants droits devant eux aussi télé-déclaré à titre posthume mes revenus (alors que je ne reviendrai pas). Cela signifie par conséquent que si je venais par péché d’orgueil à transgresser la loi hadopi ou si un de ces jeunes hackers violents et dangereux venait à pirater ma sfrBox, je serais privé d’internet après les trois sommations d’usage et ne pourrait alors plus TELE-DECLARER un copeck.

Et alors, monsieur le percepteur, comment qu’on fait là ? Je déclare plus donc je ne paye plus. CQFD.

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PS : vous aurez remarqué  le floutage noir de mes revenus. Il est très long hein! :)

wave : bing ! dans ta gueule !

image Qui n’en a pas parlé ? Qui ne l’a pas entendu ou aperçu au loin grossir le paysage ? Qui hein ? Personne ou du moins, aucun « always-connected » n’a pu passé à côté de la nouvelle vague. Non, ce n’est pas le retour de Godard et de son message universel au monde cinématographique élitiste. Non, ce n’est pas non plus le retour de The cure et de sa new wave endiablée, avec cheveux en pétard, docks martins et longue veste en cuir noir.

C’est google, encore lui, dis donc. Et bing, prend ça dans ta gueule « my croc soft » !. Et oui, tandis que le célèbre éditeur de la fenêtre, le menuisier KparK mondial, annonçait son nouveau moteur de recherche, le I/O de google lui volait copieusement la vedette avec l’annonce de wave.

Agitation frénétique dans le landernau geek. Les pour, les contre. Haro sur les risques de trust, de monopole du net dans les milieux économiques bien informés etc. etc. Mais le méga buzz inter-planétaire (si, si, inter-planétaire ! Paraît que sur Vénus, ils utilisent aussi google. C’est une femme qui me l’a dit, alors !) était bien lancé. La vague sensationnelle est bien là, présente dans tous les esprits des internautes, tantôt impatient de découvrir la wave magistrale, tantôt inquiet de se la prendre trop violemment et de bouffer son écume jusqu’à la fin des temps numériques.

Et moi qui aspire à un peu plus de calme, une mer d’huile sur une plage déserte, voilà qu’on m’annonce un nouveau tsunami. Le pire dans cette histoire, c’est que nous n’avons en guise de cataclysme « éco-nettique » que des copies d’écran de la bête ou au mieux, un youtube succint de présentation. Alors, comme un vieux briscard de marin, je ne crie pas au loup. Je m’assois sur la jetée au crépuscule de yahoo et j’attends de voir arriver la déferlante.

Ecrire 2.0

image Au delà de l’aspect hyper-informationnel de web 2.0, il y a dans des recoins  parfois difficiles d’accès des perles de textes qui valent un petit détour loin du speed de twitter ou autres " micro-blogging " neurasthéniques.
Le wikio classe les meilleurs blogs dits " littéraires ". Ce classement mensuel est plutôt bien foutu et on y trouve des mines d’ors, de petites toiles d’araignées ou de vastes territoires tissés de " soi ". Des auteurs reconnus (ou qui s’ignorent) postent des textes haletants sous forme de nouvelles, de textes courts à épisodes ou des chroniques de vies. Spectateur lecteur, souvent, je me pose entre ses lignes, étonné et fasciné par ces nouveaux talents du web. Je m’immisce rarement dans leurs commentaires, préférant l’anonymat modeste au commentaire convenu. Cette classe là de bloggers est visible, visitée, commentée et leur vie 2.0 certainement épanouie.

Plus bas dans la visibilité mais pas nécessairement dans la qualité, se trouvent les blogs perdus sur des plateformes oubliées ou en perte de vitesse. Là, des bloggeurs étalent leurs vies avec plus ou moins de pudeur. Ils ne sont pas à la recherche d’audience. Ils sont juste là pour écrire, pour coucher sur écran ce qu’ils ne veulent plus faire sur papier. Souvent, je croise ces liens là, peu ou pas de commentaires sous leurs posts. Il fait froid souvent dans ces territoires désertés mais règne une ambiance particulière comme si leurs textes étaient lâchés dans l’espace, mis en orbite pour des siècles numériques.

Alors, célèbres, influents, cachés, déprimés ou " trolls " avides de reconnaissance, je surfe entre  ces mondes. D’un côté, les buzzants-buzzés, les bruyants, les enivrants, et autres linkeurs en tout genre et de l’autre, les modestes, les silencieux aux univers oniriques où seule la résonance des mots porte mon imaginaire.

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